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L'éducation intégrée vers une éducation inclusive, au Togo

  • Enfance : Éducation spécialisée
  • Afrique : Togo
  • Fiche d'expérience

Par APAPE le 03/08/2010

Depuis 1996, l'ONG APAPE fait un travail de terrain à LOME en s'inspirant du programme de réadaption à base communautaire

Depuis 1996, l'ONG APAPE fait un travail de terrain à LOME en s'inspirant du programme de réadaption à base communautaire. Dans un  école ordinaire deux enfants ont pu être accueillis par un personnel motivé, s'aidant du  manuel " les besoins éducatifs spéciaux en classe",  publié par l'Unesco. Dès 1998, c'était cinq enfants déficients intellectuels qui étaient admis.  L'intégration d'une enfant IMC au jardin d'enfant a pu lui permettre d'atteindre aujourd'hui la classe de 5ème, grâce à cette stimulation précoce et l'aide un agent RBC. Cette révolution sociale dans les pratiques traditionnelles n’a été possible que grâce à notre profonde croyance en l’éducation intégrée comme un droit pour tout enfant handicapé et un devoir pour notre société.

Une question d'attitude

L’intégration est avant tout une question d’attitude. Elle commence d’abord avec les parents. Des parents qui acceptent et aiment leur enfant, qui sont prêts à lui permettre d’acquérir son propre sentiment de sa valeur et de son identité, lui apportant le soutien nécessaire pour ce qui, dans le secteur éducatif ordinaire, est souvent un processus difficile et exigeant. Pour que l’intégration prenne corps dans les faits, il faut que les enfants puissent réaliser leur potentiel. L’enseignant n’est pas tenu d’avoir nécessairement toutes les formations requises mais doit être capable de comprendre le potentiel que l’enfant révèle et s’efforce de le libérer.

L'intégration dans une école primaire à Lomé

Ainsi en 1998, l’ONG APAPE en partenariat avec la Fondation Liliane et Handicap International Programme Togo, a voulu tenter l’expérience dans la ville de Lomé. L’ONG a ciblé à cet effet une école primaire où les réformes apportées au système éducatif étaient bien respectées. L’établissement avait un personnel motivé et une direction avisée et il comptait déjà parmi ses effectifs deux (2) enfants qui avaient manifestement des besoins éducatifs spéciaux. L’ONG a procédé, en s’aidant du Manuel pour la Formation des enseignants. ‘les besoins éducatifs spéciaux en classe’, publié par l’UNESCO, un travail de formation en cours d’emploi de manière à faire mieux comprendre les nouvelles méthodes et à préparer l’école aussi bien que la communauté locale à l’admission dans l’établissement d’enfants porteurs de handicap. Pendant la première année académique (1998-1999), l’école a accueilli cinq (5) enfants déficients intellectuels. Voyant que cette première expérience a porté ses fruits, l’ONG APAPE a décidé de monter un vrai projet – pilote l’année suivante.

Mais bien avant cette première expérience l’ONG APAPE a innové dans la ville de Lomé depuis 1996 le programme de Réadaptation à Base Communautaire (RBC). La ville de Lomé est divisée en six (6) arrondissements et le 6ème arrondissement qui comporte quatre (4) cantons a été choisi comme zone pilote pour l’exécution de ce programme. Ainsi, tous les projets sont désormais orientés vers l’intégration de la personne handicapée dans sa communauté. C’est dans ce cadre que l’ONG a essayé un embryon d’intégration au jardin d’enfants du quartier.

Le parcours de Béné du jardin d'enfant au secondaire

Il s’agit d’un enfant IMC (Infirme Moteur Cérébral) appelé Béné. Ses parents sont des fonctionnaires. Ils ont deux enfants ; Abla (l’aînée) et Béné. La sœur de Béné allait au jardin d’enfants du quartier. Après la naissance de Béné, ses parents avaient envie d’en faire autant pour elle. Ils nous ont approchés et nous avons trouvé l’idée très géniale. Nous avons rencontré les responsables du jardin d’enfants pour avoir une franche discussion avec eux. Il y a eu certes de grandes hésitations de leur part mais cela s’est dissipé rapidement grâce notre sensibilisation soutenue. La Petite Béné est admise dans l’école.

C’est ainsi que tous les jours, elle allait au jardin d’enfants comme sa sœur aînée avec l’aide de sa maman qui l’aime beaucoup. Côtoyer d’autres enfants lui faisait le plus grand plaisir. Elle était éveillée, car à part la paralysie de ses membres et une petite difficulté de parole, son QI est intact. Bien sûr, mettre à l’école publique un enfant qui a une santé fragile est un risque. Mais avec un bon suivi médical et la vigilance des puéricultures, tout s’était passé pour le mieux.
Il avait suffi pour nous, dès le départ que nous ayons une conversation franche avec les responsables du jardin d’enfant afin qu’ils deviennent des partenaires à part entière au développement de l’enfant, leur expliquer la différence du rythme de l’enfant, la nécessité d’une stimulation précoce, d’une prise en charge qui correspond à ses besoins ; ajouté à ses dispositions le suivi permanent de l’enfant par un agent RBC (Réadaptation à Base Communautaire).

C’est à partir de cette première forme d’intégration qu’est née l’idée du volet intervention précoce du projet pilote. C’est ainsi tout au long du cursus scolaire de Béné, le même procédé a été adopté, car actuellement Béné est au secondaire en classe de 5ème.

Cette expérience a permis à Handicap International Programme Togo d’élaborer le projet « Éducation Inclusive au Togo ». Ce projet pour sa phase expérimentale s’exécute dans le grand nord du Togo et prend en compte les personnes handicapées les plus démunies de cette zone.

Une révolution sociale


Cette révolution sociale dans nos pratiques traditionnelles n’a été possible que grâce à notre profonde croyance en l’éducation intégrée comme un droit pour tout enfant handicapé et un devoir pour notre société. Sa mise en œuvre est due à la motivation de nos agents RBC qui ont su convaincre les parents, les enseignants et les communautés des avantages de l’éducation intégrée. Car se ne sont pas les enfants handicapés qui doivent s’adapter à un système d’éducation, mais c’est le système qui doit s’adapter aux besoins éducatifs des enfants handicapés.

 

Langue d'origine : Français
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