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Les sorties culturelles du jeudi à Châtillon, France

  • Vie sociale et quotidienne : Culture
  • Europe : France
  • Fiche d'expérience

Par bruno le 06/08/2010

Expérience d'ouverture et de vie au CITL de Châtillon
Contexte

Nous sommes un CITL – Centre d’Initiation au travail et aux loisirs - de l’association les Amis de l’Atelier situé au sud de Paris, sur la commune de Chatillon. Les résidents sont pour la plupart en foyer de vie, ils n’ont pas souvent l’occasion de sortir des établissements (citl-foyer).
Les résidents sont au nombre de 30 ont entre 20 à 40 ans, leurs situations de handicap sont variées, entre la déficience intellectuelle et le handicap psychique résultant d’une maladie mentale stabilisée. Leurs intérêts sont variés.

2- Finalité

La majeure partie du temps, la vie des résidents bien est organisée, ils sont habitués au rythme de vie de l’établissement. Ce milieu protégé, ce cadre sécurisant ne leur donne pas toujours la possibilité de choisir. Cette activité des sorties a été crée un peu fortuitement. J’ai répondu à un besoin, à savoir sortir du centre, d’un milieu protégé pour découvrir, être confronté à des situations nouvelles, s’ouvrir au monde.
Un deuxième aspect dans ces sorties est de mettre les personnes en contact avec l’extérieur, et par là même permettre que les personnes de l’extérieur découvrent aussi les personnes différentes et ainsi contribuer à changer le regard sur la personne en situation de handicap.

3- la mise en œuvre

Pour organiser l’activité, je les rassemble si possible avant. Des propositions de visite de musée, d’écouter de la musique sont faites. Je vérifie auparavant que le lieu est bien ouvert et parfois je réserve des places.
Au début nous allions déjeuner dans un restaurant, sandwich grec par exemple, mais l’activité se transformait en sortie au restaurant. Maintenant nous préparons des sandwichs et pour cela nous faisons les courses le mardi et les préparons le jeudi avant le départ.
Nous avons deux groupes de résidents, ils sont répartis en fonction de leur autonomie, les sorties sont souvent vers Paris. Pour cela nous utilisons le métro, nous nous rendons à la station à pied, cela demande environ 15 minutes, ou bien nous prenons le mini bus.

Les trajets en métro sont un apprentissage au repérage des lignes de métro, reconnaître la couleur des lignes, c’est aussi un travail sur l’orientation.

Nous déjeunons avant d’aller visiter le musée, les résidents sont ensuite plus attentifs. Pour cela nous essayons de trouver des lieux agréables sur les bords de Seine, parfois en hiver nous pique niquons dans les galeries commerçantes bien chauffées.

Au cours de la visite, les résidents sont libres d’aller vers ce qui les intéresse, mais je suis bien présent, leur parle, leur explique. Eux souvent ne s’expriment pas beaucoup, parce qu’ils découvrent. Nous sommes allés visiter une exposition sur Gainsbourg. Ils l’avaient vu à la télévision, avaient des références, ils pouvaient faire des remarques. Les différentes expositions sur Tati à la cinémathèque et à Bercy ont permis de reprendre le même thème dans deux lieux différents.

Une visite ne dure jamais plus de trois quart d’heure, une heure. Cela demande de la concentration, un certain calme, silence. Il faut aussi respecter les œuvres.
De préférence, nous allons visiter des musées d’art moderne, les résidents y sont plus réceptifs, c’est un langage plus facile pour eux. Nous nous rendons assez souvent au centre Pompidou, le parvis y est animé, avec des spectacles de rue.

Nous avons découvert que des concerts gratuits étaient donnés au Petit Palais, les résidents sont sensibles à la musique et particulièrement au concert qui est en direct, ils ressentent vraiment la musique. Les musiques y sont variées mais d’excellente qualité.
Parfois, nous organisons des visites en campagne, des lieux de musée d’art naïf et profitons aussi du calme de la campagne.
Pour conserver des images, des souvenirs, je prends des photos, cela permet ensuite de faire un retour sur les visites, d’en faire des commentaires, de faire un travail de mémoire, d’expression.



4. Les moyens utilisés

Deux éducateurs pour accompagner le groupe de 7à 8 personnes
Les musées sont le plus souvent gratuits sur Paris.
Le budget que nous consacrons à cette activité est d’environ 40 € pour 4 sorties.
Nous utilisons le métro ou le minibus
Nous avons un abonnement à Pariscope, magazine d’informations des spectacles .
La proximité de Paris et des différentes musées ou activités variées facilite la tâche.

5. Le bilan

La variété des visites, leur régularité, engendrent des situations nouvelles au cours desquelles de nombreuses dimensions de la vie sont expérimentées, comme utiliser les transports, s’orienter, regarder des œuvres dans un musée, s’exprimer, découvrir, se souvenir. Cela permet aux résidents de se déployer.
L’activité des sorties plaît, les personnes sont demandeuses de sorties, de rencontres. Il y a une ouverture incontestable amenée par cette activité. Plus ils découvrent, plus ils s’en imprègnent, plus il vont découvrir,
Le métro est un lieu de rencontre, les résidents vont spontanément vers les usagers.
Ils sont maintenant plus à l’aise dans les visites, plus dégourdis dans les déplacements, ne perdent plus leur ticket de métro, ils parlent de leur visite au retour.

Une des limites de cette activité est la capacité des résidents à s’exprimer sur le sujet. Par manque de référence culturelle, il est leur parfois difficile de faire le choix d’une visite.
Parfois le moment de visite est difficile à vivre, un musée est un lieu fermé. Certains manifestent le besoin de sortir. Il faut tenir compte de leur fatigabilité .
L’après est à développer à partir des photos pour en tirer plus profit. Avoir un objectif de reportage reste un bon moyen de prolonger le vécu.
Langue d'origine : Français
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