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Témoignage de parents d'enfants autistes scolarisés à l'école intégratrice, Cotonou, Bénin

  • Inclusion : Accessibilité
  • Afrique : Bénin
  • Témoignage

Par Rosine Ahonlonsou le 05/07/2017

Lors d'une journée spéciale qui leur a été consacrée des parents ont pu témoigner de leurs difficultés mais aussi de leurs espoir de voir leur enfant progresser grâce à son inclusion scolaire.

Le Vendredi 7 avril 2017 à Cotonou nous avons organisé une journée de sensibilisation sur l’autisme. L’ONG La Colombe-Hibiscus qui soutient l’école inclusive les Hibiscus en partenariat avec Handicap International et l’AFD (agence française de développement) a invité parents, autorités des ministères, ONG de la place, enseignants, et médecins et spécialistes autour d’un panel dont le thème portait sur : LE VECU FAMILIAL, PROFESSIONNEL ET SCOLAIRE DE L’ENFANT AUTISTE. Ce handicap n’étant pas bien connu en Afrique et souvent associé à des manifestations diaboliques, il était très important de libérer le cœur et les langues pour permettre aux parents et aux enseignants une meilleure prise en charge du handicap.  La participation a été très grande et l’intérêt très fort. Les parents et enseignants ont posé de nombreuses questions et ont été contents d’avoir chaque fois des réponses. Nous voulons vous faire part ici de quelques témoignages de parents présents : 

 

-            « Nous avons suivi avec beaucoup d'intérêt et émotion la communication développée par votre école en collaboration avec Handicap international au cours de la journée de l'autisme...nous avons compris que le handicap n'est pas et ne doit pas être une fatalité. Il faut qu'il y ait beaucoup de sensibilisation à l'endroit de la population pour que cette dernière s'aperçoive que l'enfant handicapé a les mêmes droits que les autres. Les écoles doivent donc être inclusives et nous parents nous devons essayer de capter le monde dans lequel vivent nos enfants pour mieux le comprendre.»

-         « Admettre que son enfant est autiste est une chose très difficile ; mais lorsqu’on en vient à l’accepter, on commence par trouver des solutions pour le problème de l’enfant » ;

-         « Les mères sont plus culpabilisées que les pères au sujet du handicap de leur enfant » ;

-         « Le regard social est une chose très dure à supporter » ;

-         « Les parents d’enfants handicapés doivent se rendre compte qu’ils ne sont plus seuls à porter le poids du handicap de leur enfant et qu’ils ont à leur côté des organisations qui les soutiennent » ;

-         « Mon enfant a certains traits de l’autisme, mais à ce jour, je n’admets pas qu’il soit autiste et je n’admets surtout pas que le diagnostic de l’autisme soit posé à partir d’un matériel peu adapté à notre contexte socio-culturel » ;

-         « Se présenter publiquement comme parent d’enfant autiste ressemble à une autoflagellation car le handicap d’un enfant est un objet de honte pour ses parents » ;

-         « Le diagnostic de surdité posé chez certains sujets autistes est une erreur pouvant être associée aux difficultés de communication et aux difficultés d’interaction sociale propres aux troubles du spectre autistique » ;

-         « Nous devons aller chercher dans nos cultures la cause du handicap. Il est évident que nos grands-parents avaient une approche thérapeutique du handicap » ;

-         « Dans nos cultures, nous avons des valeurs en terme de compréhension et de prise en charge du handicap que nous pouvons proposer à l’occident » ;

-         « Dans notre conception ancestrale, l’enfant handicapé qui nait a une mission dans sa famille ou dans sa communauté » ;

-         « Nous devons réussir à faire la part des choses entre le maraboutage et une prise en charge d’origine culturelle du handicap mental » ;

-         « Le prénom de l’enfant, son jour de naissance et son rang dans la fratrie peuvent expliquer son comportement »

-     « Nous faisons des expériences très enrichissantes que nous ne mettons pas par écrit. Aujourd’hui, nous devons prendre l’habitude d’écrire. »

 

Conclusion de Mme Ahonlonsou, directrice de l’école inclusive :

« Plus nous rencontrons des parents, plus nous mesurons l'ampleur des besoins. Nous sommes convaincus que seuls nous n’arriverons à rien, et que les parents doivent prendre conscience qu'ils doivent jouer leur partition afin qu'un jour nous puissions obtenir quelque chose de notre gouvernement. »

Langue d'origine : Français
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